Des jeunes, acteurs de leur avenir

En 2018, l’EPIDE poursuit ses bons résultats

2018 a été une année très riche pour l’EPIDE : résultats d’insertion en hausse, nouvelle présidente, poursuite de la croissance et du développement géographique du dispositif, et record de collecte de la taxe d’apprentissage. Découvrez, dans le détail, le bilan d’activité 2018 de l’EPIDE.

L’année 2018 a vu les résultats de l’Etablissement pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE) progresser. Au total, ce sont 3350 jeunes qui ont été admis au sein du dispositif, dont 29 % résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et 26 % de jeunes femmes.

Des résultats en progression grâce à une offre de service toujours plus efficace

Au total, 61 % des volontaires ont terminé leur parcours en sortie positive ou dynamique. Un résultat en progression de 4 points par rapport à l’an passé. Dans le détail, les sorties positives, qui correspondent aux contrats de plus de deux mois ou à la reprise d’une formation qualifiante, représentent 50 % des sorties (contre 48 % en 2017).

Au terme de leur parcours, les volontaires en sortie positive sont désormais 50 % à signer un contrat durable (plus de six mois), quand 13 % seulement signent un contrat d’une durée de deux à six mois. Les anciens volontaires sont 37 % à entreprendre une formation qualifiante.

Les sorties dynamiques correspondent aux sorties en emploi de moins de deux mois (6 %), en formation non qualifiante (2 %) et aux réorientations vers des dispositifs d’accompagnement plus adaptés (3 %). Elles représentent au total11 % des sorties, en progression de 2 points par rapport à 2017.

Signe de l’amélioration de la qualité de l’accompagnement dans les centres EPIDE, les sorties anticipées, diminuent de 4 points pour se situer à 37 % en 2018. Celles-ci englobent notamment les situations d’abandon de volontaires qui n’avaient pas mesuré l’exigence du dispositif, mais également les exclusions pour motif disciplinaire.

Des secteurs d’emplois variés et des entreprises fidèles à l’EPIDE

Les volontaires en sortie positive ont continué d’exercer un emploi ou de suivre une formation qualifiante dans des secteurs variés en 2018. 15 % d’entre eux se sont orientés vers les métiers de l’armée et de la sécurité publique, 14 % vers l’hôtellerie et la restauration, 11 % vers le BTP, tout autant vers la grande distribution, 10 % vers le transport la logistique et le magasinage, 7 % vers le secteur de la santé, du social, et de l’aide à la personne, 5 % vers la sécurité privée, 5 % dans les métiers du secteur de la propreté et enfin 4 % dans l’industrie.

Un tiers des jeunes en sortie positive signent ainsi un contrat avec une entreprise partenaire de l’EPIDE. Des partenaires qui ont largement contribué à la collecte de la taxe d’apprentissage du dispositif, en hausse de 42 % cette année. Pas moins de 409 donateurs ont ainsi fait confiance à l’EPIDE, contre 276 sur l’exercice précédent. Des fonds qui ont, par exemple, permis de renouveler les simulateurs de conduite des centres EPIDE, éléments essentiels de de la formation à la mobilité dispensée à l’EPIDE et facteur clé d’insertion et d’accès à l’emploi.

Un recrutement resserré sur les jeunes les plus en difficulté

Ces résultats d’insertion sont d’autant plus remarquables, qu’en 2018, les volontaires recrutés par les centres EPIDE sont toujours plus éloignés de l’emploi. En effet, 40 % des jeunes ont, à leur entrée à l’EPIDE, un niveau VI ou V bis, c’est-à-dire qu’ils ont quitté l’école entre la 6ème et la 3ème ou qu’ils ont abandonné en cours de CAP ou de BEP. Ces jeunes, qui correspondent au cœur de cible du recrutement de l’établissement, sont 2 % de plus qu’en 2017.

Dans ce contexte, plusieurs centres développent progressivement l’accueil de jeunes en situation d’illettrisme, d’autres expérimentent des dispositifs de prise en charge des troubles de l’apprentissage.

L’EPIDE poursuit sa croissance

Fort de ses bons résultats en termes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes les plus éloignés de l’emploi, l’EPIDE poursuit sa croissance dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) 2018-2022, piloté par le ministère du Travail. L’EPIDE prendra toute sa part dans la mise en œuvre de ce plan national en ouvrant 255 nouvelles places à horizon 2022. Un nouveau centre de 150 places ouvrira en Seine-Saint-Denis. Le centre de Combrée dans le Maine-et-Loire, 75 places, déménagera à Angers et double ses capacités d’accueil. Celui de Lanrodec, dans les Côtes d’Armor, 120 places, augmentera ses capacités d’accueil à la faveur d’une rénovation ou d’un déménagement.

« Chacune de mes rencontres avec les agents et les volontaires de l’EPIDE […] a renforcé ma confiance en ce programme intensif d’insertion sociale et professionnelle. Les jeunes non qualifiés de 18 à 25 ans comptent parmi les plus exposés au chômage parmi nos concitoyens. C’est pourquoi j’ai décidé, au titre du plan d’investissement dans les compétences, de financer une nouvelle extension de ce dispositif qui parvient à ramener plus d’une jeune sur deux vers l’emploi durable ou la formation qualifiante » détaille Muriel Pénicaud, ministre du Travail.

Parallèlement, alors que le centre de Toulouse terminait en juin 2018 sa montée en charge progressive pour atteindre sa capacité d’accueil maximale de 150 volontaires, à proximité d’Alès, à la Grand’Combe, le projet de 20ème centre a avancé significativement. Au terme de l’étude de faisabilité, la réhabilitation partielle de l’ancien site Afpa, appartenant à l’Etat, a été décidée. Entre août 2019 et janvier 2020, trois des dix bâtiments du site seront démolis après avoir été désamiantés. Les travaux qui permettront de réhabiliter les bâtiments existants et de transformer le site en centre EPIDE se dérouleront de janvier 2020 à janvier 2021. Après les aménagements du centre, celui-ci sera prêt à recevoir les premiers volontaires en juin 2021.

En 2018, une nouvelle présidente pour l’EPIDE

Karima Silvent a été nommée présidente du conseil d’administration de l’EPIDE le 15 novembre, par décret du Président de la République. Elle succède ainsi, dans ces fonctions, à Jean-Luc Placet. Diplômée de Sciences Po Paris et de l’Ecole nationale d’administration, promotion Valmy, Karima Silvent est directrice des ressources humaines du groupe AXA. La nouvelle présidente de l’EPIDE a ainsi exercé tout au long de sa carrière au bénéfice de l’emploi.

« Depuis le début de mon mandat, j’ai à cœur de contribuer au bon fonctionnement de l’EPIDE dont les agents sont mus par la volonté d’accompagner toujours plus de jeunes dans toutes les dimensions de leur vie d’adulte responsable. A cet égard, je veillerai à promouvoir l’établissement, en particulier auprès des entreprises dont le concours est essentiel à chaque étape de construction du parcours professionnel des volontaires » conclut Karima Silvent.

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