Des jeunes, acteurs de leur avenir

Faire le pont entre générations, ça coule de source pour les volontaires de Margny-lès-Compiègne

À Tugny-et-Pont, charmant village de l’Aisne, vingt-cinq volontaires du centre EPIDE de Margny-lès-Compiègne sont allés à la Borne du Pèlerin à la rencontre d’un tailleur de pierre avant de faire du canoë sur la rivière. Un temps à part donc mais surtout un temps de cohésion.

L'été est une saison propice aux découvertes. Mardi 21 juillet, sous un beau soleil estival, vingt-cinq volontaires de Margny-lès-Compiègne accompagnés de leurs cadres ont embarqué dans un bus direction Tugny-et-Pont dans l’Aisne. Ils étaient attendus à la Borne du pèlerin pour un pique-nique. Sitôt descendus du car, c’est par ces mots : « Vous êtes ici chez vous ! » que les volontaires ont été accueillis par le propriétaire des lieux M. Jean-Marc Noblesse et son épouse, Marie-Antoinette. Le ton était donné pour une journée riche en émotions entre récits historiques, artisanat et sport !

Un pique-nique sous le signe du partage et de l’échange

Les volontaires ont découvert ébahis cet écrin de verdure où le temps ne semble pas avoir d’emprise. Citadins pour le plus grand nombre, ils se sont laissé happer par la sérénité des lieux. L’occasion d’oublier les soucis du quotidien…
Certains lézardaient au soleil quand d’autres improvisaient une partie de ballon. Mais surtout, cela a été l’occasion d’un échange intergénérationnel avec M. Noblesse et son épouse.

Nos volontaires ont pris connaissance de l’histoire de la Borne du pèlerin. Ils ont appris comment M. Noblesse, tailleur de pierre de profession, a reconstruit le moulin qui s’y trouvait entre les berges de la Somme et les étangs de Tugny-et-Pont pour en faire un lieu d’accueil.

« Vous êtes un ancien militaire, Monsieur ? » questionne Fabrice dont le projet est d’être EVAT (Engagé volontaire de l'armée de Terre). Un concours de pompes est improvisé. Le septuagénaire et Fabrice sont bientôt rejoints par Jaouen. Tous trois sont encouragés par les autres : « Respect l’ancien ! ». Ainsi s'est terminé le pique-nique. Il est déjà temps de remercier les hôtes et de rejoindre la rivière pour l’activité sportive.

Vaincre sa peur, se surpasser

Les consignes de sécurité sont données. Les binômes se constituent. L’occasion d’apprendre à travailler en équipe, à pagayer de concert. Les plus sportifs s’élancent, prêts à en découdre. Pour d’autres, l’appréhension monte. Il faut vaincre la peur de l’inconnu, le regard des autres ou la phobie de l’eau… Les larmes coulent. Les cadres sont là pour rassurer, encourager. Les derniers prennent place, hésitants, dans les embarcations. Une fois sur l’eau, il faut avancer, impossible d’abandonner. Après deux heures d’effort dans la rivière, c’est l’arrivée pour tous ! Des sourires s’affichent sur tous les visages.

Les corps fatigués s’endorment enfin dans le bus. Il est temps de rentrer… Ce fut pour chacun l’occasion de vivre SON expérience : pour certains, c’était le défi sportif ; pour d’autres, la découverte et l’initiation à une activité de loisir sportif. C’était surtout l’occasion pour bon nombre de renforcer leur estime de soi, de se prouver qu’ils sont capables d’aller au bout d’une action. C’est aussi un beau moment de complicité entre cadres et volontaires.