Des jeunes, acteurs de leur avenir

À l’EPIDE, on devient architecte de son parcours professionnel ! 

Le troisième volet de notre série « Rempart », dédiée au partenariat entre l’EPIDE et l’Union Rempart, nous emmène dans l’Aveyron. Frantz, un volontaire du centre EPIDE de Saint-Quentin bien déterminé à partir à la découverte de nouveaux métiers, nous a raconté sa journée de tailleur de pierre.

Comment construire les fondations de son projet professionnel ? C’est une question fondamentale pour les volontaires de l’EPIDE. Notre établissement leur propose une autre solution que le simple bricolage : construire, rénover, remettre en état les compétences et le savoir-être, comme un architecte conceptualise et fait construire un bâtiment. Quelle meilleure école dès lors que les chantiers de rénovation du patrimoine ! 

Avec Union Rempart, l’EPIDE permet aux jeunes intéressés par la démarche de perdre leurs repères habituels pour faire une expérience collective exceptionnelle dans un cadre qui ne l’est pas moins. La démarche de Guillaume Dubus, chargé de relations entreprises, et Cyril Bonnard, conseiller éducation et citoyenneté, est de faciliter ces projets passionnants et adaptés à toutes les problématiques du dispositif. Suivons Frantz dans sa découverte d'un chantier de rénovation du patrimoine...

De Saint-Quentin à Saint-Severs-du-Moustier

Après la présentation de l’association au centre EPIDE de Saint-Quentin, Frantz n’a pas hésité longtemps. Ce volontaire s’est lui-même renseigné directement, sans attendre d’autres séances d’informations, sur la possibilité de rejoindre un chantier. Quelques semaines plus tard, il était en partance pour l’Aveyron ! 

À l’occasion des périodes de vacances, un temps parfois difficile à appréhender pour de nombreux volontaires de l’EPIDE, « c’est une opportunité à ne pas négliger », précise M. Bonnard : « La collaboration avec Union Rempart, c’est vraiment une opportunité ! Tous les aspects de l’offre de service de l’EPIDE, tout ce qui peut être utile aux volontaires est présent dans les projets : autonomie, savoir-être, découvrir de nouveaux horizons tout en restant dans le cadre de la vie en collectivité, et sans oublier la convivialité ! » 

Partir loin de chez soi, un premier grand pas vers l’autonomie 

C’est ce que l’aventure de Frantz confirme. Le trajet en lui-même peut être une étape importante concernant l’autonomie. Prendre plusieurs moyens de locomotion est une épreuve pour celles et ceux qui ne sont que trop rarement sortis de chez eux ou de leur ville. Pour Frantz, les premiers souvenirs marquants sont associés à cette traversée de la France : Saint-Quentin – Montpellier en train et puis un bus vers Saint-Severs-du-Moustier.

Une fois dans le village, un peu soulagé d’en avoir fini avec ces temps de transports inédits pour lui, il retrouve trois volontaires d’autres centres EPIDE ainsi que d’autres jeunes. On lui donne les instructions et l’emploi du temps. 

Voici une journée-type : « La vie au quotidien est assez simple : nous sommes une dizaine, c’est mixte. Lever tôt pour aller au chantier de 9h à 12h, ensuite on mange et on reprend de 14h à 17h. Le soir, on mange ensemble et chacun a une tâche à faire : la cuisine, la vaisselle etc. » 

Des journées bien remplies et un séjour mémorable 

Sur le chantier, il y a plusieurs possibilités : « La taille de pierre, la forge ou la poterie, explique Frantz qui a opté pour la taille. Je ne connaissais pas du tout mais c’est que qui m’a le plus intéressé. Pour travailler, on a plusieurs outils, le rendu dépend de l’outil. J’aimais bien travailler avec le marteau et le burin. »  

Les conditions ne sont pas celles d’une station balnéaire : « Travailler dans la chaleur sous un chapiteau, c’est fatigant?!», mais l’intensité du travail et la convivialité resteront gravés dans la mémoire  « J’ai réalisé une sculpture avec un autre volontaire du centre de Lyon-Meyzieu. Nous avons taillé une pierre de 30 kg ! Elle est exposée dans une maison, c’est l’association du musée qui s’en occupe. » 

Des rencontres inoubliables, la découverte d’une région, d’un patrimoine et de métiers rares, voilà comment résumer le séjour des volontaires avec l’Union Rempart.  

La sculpture de Frantz
 


À SAVOIR :  

En 2021, les volontaires du centre de Saint-Quentin ont déjà bénéficié d’une première information collective de l’Union Rempart animée par Marine Muller, la responsable du projet et en présence de Guillaume Dubus, chargé de relations entreprises et Cyril Bonnard, conseiller éducation et citoyenneté, auprès du centre. La situation sanitaire ne facilite pas la programmation mais un site proche de Saint-Quentin, le Château de Coucy (chateau-coucy.fr) a été identifié pour mettre en place des journées de découverte et envisager des séjours partout en France. 


À LIRE EGALEMENT 
EPISODE1: Patrimoine : quand l’EPIDE fait Rempart !  
EPISODE 2 : Forge, mortier et menuiserie 
 


EN SAVOIR PLUS?SUR L’ASSOCIATION UNION REMPART : rempart.com 
Créée en 1966, l’association Union REMPART est constituée d’associations locales et régionales de sauvegarde du patrimoine qui ont choisi de s’unir pour partager leurs expériences et porter leurs valeurs communes. Pour assurer son fonctionnement, elle s’est dotée d’instances bénévoles et salariées. Par le nombre de sites pris en charge et l’étendue de son champ d’intervention, l’Union REMPART est le premier mouvement national œuvrant, de façon concrète et organisée, pour la sauvegarde du patrimoine. Au-delà du chantier de bénévoles, l’Union et ses membres développent des actions dans le domaine de la pédagogie du patrimoine, de l’insertion et de l’inclusion sociale, de la formation, de l’animation du patrimoine ou de l’édition. 

Chiffres clés (2020) : 
800 sites restaurés depuis 1966 
10 000 citoyens impliqués chaque année 
180 associations en France 
50 organisations partenaires dans 30 pays 

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